Voici mon Prologue d'une de mes Fictions : Spirit Power World !
Les personnages principaux son tirés du jeu "Amour Sucré", sauf mon héroïne, Nolwenn, sortie tout droit de mon imagination ! ;)
Bonne lecture !
Prologue
Une petite fille court. Ses cheveux
flottent au grès du vent. Elle traverse le petit jardin fleuri qui,
pour elle, est la plus grande et inquiétante des jungles.
S'identifiant à Nolwenn, son héroïne préférée, elle pousse de
grands cris et s'élance de lianes en lianes (faites par son père),
combat maintes et maintes créatures, se ruant avec courage sur ses
ennemis les plus féroces, son épée en mousse dans une main et un
sac dans l'autre.
Après avoir traversé un gigantesque
précipice, une nuée de sauterelles mangeuses d'hommes et un lac où
se trouvent de tyranniques crocodiles, la petite fille arrive enfin à
son refuge, refuge à elle seule, enfin à elle et son père, bien
entendu. Essoufflée, elle vérifie bien qu'aucun de ses ennemis ne
l'ai suivi et murmure des paroles magiques. Regardant une dernière
fois derrière elle, elle pousse lentement la porte et entre. Elle
dévale les escaliers la menant à la cave et se dirige vers la
silhouette bien aimée, qui lui redonne le sourire et lui procure le
repos après chacune de ses palpitantes aventures.
_ Ah ! Ma
guerrière adorée ! Avez-vous rempli votre mission ?
_
Oui Papa ! J'ai tout ramené comme tu me l'avais demandé, regarde !
répondit
la petite en soulevant son si précieux sac.
Enthousiaste, elle renversa tout son
contenu sur le plancher poussiéreux. Kit-Kat, Lions, Mars, Snikers,
cookies, brioches, petits sablés, bonbons acidulés, gâteaux et
autres douceurs hyper-caloriques ... Les yeux du père s'arrondirent
au point de devenir soucoupe. Puis, ils laissèrent place à des yeux
rieurs, et un large sourire s'afficha sur son visage.
_Ma chérie ! Je t'avais dit de nous
ramener quelques provisions, pas de cambrioler la confiserie du
village ! lança t-il
entre deux rires, tout en caressant affectueusement la tête de sa
fille.
La gamine chercha en vain ce que
voulait dire son père, puis après quelques secondes à froncer les
sourcils, elle se mit sur la pointe des pieds et chuchota à son
oreille :
_Mais non Papa, c'est encore mieux
que ça ! Ne le dis surtout pas à Maman mais ... (
elle marqua une pause ) ... j'ai sorti tout ça de ma
cachette suprême. Depuis un bon moment je chipe derrière le dos de
Maman tout ce chocolat. Et le reste, c'est Drew qui me le rapporte de
ses goûters à l'école ! chuchota-elle, comme si ce qu'elle
venait de dire était classé top secret.
Son père, suite à cette révélation,
haussa un sourcil et un sourire en coin apparut. Cette petite
l'étonnera toujours ! Tout le temps à courir partout, rêver d'être
son héroïne préférée - dont elle porte même le nom! - et
surtout, surtout !, être aux côtés de son père ! Celui-ci
travaille depuis bien longtemps, depuis des années, sur un projet
qui lui tient vraiment à cœur. ... Des cartes, des machines, des
passages, un nouveau monde, des villes qui dépassent l'entendement
...
La petite, après avoir déposé son
festin sur la table en pierre, s'assoie sur son siège de copilote,
et ouvre avec précaution son Lion. Elle plante avidement ses dents
blanches dans la croustillante barre chocolatée, et savoure le bon
caramel dégoulinant sur ses doigts potelés, tout en attendant son
père. Celui-ci ne tarde pas à la rejoindre, se pose à son tour sur
son siège de commandant de bord et profite de cet instant magique
pour admirer sa petite fille. Sa peau bronzée, son visage fin où
ses joues pleines bougent sans cesse, ses petites mèches de cheveux
qui le mettent en valeur. Oui, ces cheveux déjà très blancs malgré
son jeune âge. Au début, ses parents avaient pensé qu'elle était
albinos mais ses yeux vairons, bleu turquoise d'un côté et violet
de l'autre, les en avaient dissuadés. Et voyant que d'années en
années, sa chevelure s'éclaircissait, ils avaient aussi supposé
qu'elle serait plus faible que la moyenne, plus fragile. Mais une
fois encore ils s'étaient trompés, la petite avait vite montré de
quoi elle était capable, qu'elle était faite pour une vie pleine
d'aventures et non une vie à étudier dans une petite ville de
banlieue. C'était la guerrière de la famille. Et ses genoux, ses
bras, ses mollets et ses cuisses le prouvaient.
Elle adorait aussi que sa mère lui
raconte le soir les aventures de Nolwenn, une jeune fille sauvage et
insaisissable, d'une beauté sans pareil et d'une grande aptitude au
combat. Ce petit bout de femme, sorti tout droit de l'imagination de
sa mère, avait envoûte la gamine, au point qu'elle ne jurait que
par elle.
Et plus que tout, elle adorait passer
ses journées, soit à se battre dans le jungle de son imagination,
soit avec son père à chercher les passages qui pourraient les
conduire à un monde inconnu.
Après quelques minutes à détailler
sa fille, le père se redressa plein de fierté, et tapota sa carte
du doigt.
_Sais-tu ce que c'est Nolwenn ?
_Oh oui ! Il s'agit là d'un
véritable trésor. Cette carte représente des années et des années
de recherches. C'est le fruit de maintes nuits blanches à se terrer
ici dans cet atelier, à se creuser les méninges, et à chercher
dans de nombreux ouvrages un quelconque indice, qu'il soit infime ou
la clef de tous ces mystères ! Mais c'est aussi, et surtout, le
moyen de trouver un passage pour l'autre monde ... Un monde
merveilleux qui flotte au dessus de nous, où tout n'est que joie et
désir assouvis ! Un monde où là-bas, le simple fait d'imaginer
vous fait passer de la fiction au concret ! Le Monde de la Pensée !
Cette carte c'est tout ça ! dit-elle d'une seule traite, en
mimant son père d'une voix grave et forte.
Nolwenn était fière de répéter à
chaque fois ce passage dès que son père lui demandait ce que
représentait la carte. Elle le savait par cœur, ce qui est normal à
force de l'entendre chaque jour.
Son père, leva les yeux au ciel et
sourit.
_Tout à fait ! Et vois-tu, ma
petite guerrière, je crois bien qu'aujourd'hui, j'ai trouvé ce
fameux passage ... !
A ces mots, ses yeux pétillaient. Il
était serein et on voyait bien que son esprit était ailleurs.
Peut-être même, ironie du sort, qu'il flottait justement dans ce
pays dont il parlait tout le temps, qui sait ? Mais ce n'était rien
à côté de l'état de sa fille. Elle avait instantanément cessé
de manger. Son si précieux 'Lion' était même tombé à terre. Des
étoiles dansaient dans ses grands yeux, la chaleur lui montait à la
tête, elle tripotait nerveusement son pantalon et tout ses muscles
s'étaient contractés.
_C'est ... c'est vrai ?!
balbutia-t-elle.
_D'après mes calculs, dans 17
minutes exactement, ce monde volant sera au dessus de nos têtes, ce
qui n'arrive que tous les dix ans ! Il suffira juste d'enclencher
notre machine et nous pourrions très bien nous retrouver sur une des
ces légendaires montagnes volantes !
La petite n'en
revenait pas. "Il ... Il a dit quoi là ?" pensa-t-elle.
Puis, ne pouvant plus rester immobile, elle sauta de son siège et se
mit à courir partout, en criant, faisant des gestes
incompréhensibles, dansant.
_On va tous aller au pays
merveilleux ! On va tous y aller !!! ...
Son
père rigola. Il l'attrapa par dessous les aisselles et la fit
virevolter au-dessus de lui. Il tourna sur lui même, tout en criant
sa joie avec sa fille. Il ne s'arrêtèrent qu'épuisés, et encore
tout étourdis, ils se ruèrent dans le jardin, où la mère était
occupée à étendre le linge. Ils lui annoncèrent la nouvelle dans
un chahut indescriptible !
Puis, alarmé par tous ces cris, vint Drew, âgé de 2 ans de plus
que la petite Nolwenn.
_ Pourquoi vous criez tous comme ça
?
_ C'est Papa !
Il a trouvé un passage ! explosa la petite de 8 ans. Il en a
trouvé un je te dis !
Ne le laissant pas
réagir, tous les trois se précipitèrent sur la fameuse machine qui
permettrait de se rendre au dessus des nuages, dans la ville volante
!
Dessous un grand
drap poussiéreux, se trouvait cette merveille. D'un geste ample et
souple, le père fit glisser l'immense tissu. Un bulbe. Un immense
bulbe de cinq mètres cubes. Tout n'était que verre, enfin, c'est ce
qu'on croyait au premier coup d'œil, car en réalité ce verre était
plus dur que le diamant et à la fois plus limpide que le cristal. Il
était cerclé de fines lames d'or et en son centre, trônaient
quatre sièges de couleur bleue.
_ Allez !
Aidez-moi à le transporter dans le jardin ! ordonna le père.
Après de
considérables efforts, il fut placé au milieu de la belle pelouse
fraîchement tondue. Le père anxieux jetait sans cesse des regards à
sa montre, faisait des va-et-vient de la cave au jardin, transportant
tous objets utiles pour le "voyage". Tandis que les enfants
regardaient la bouche ouverte, l'immense engin, la mère, seule,
semblait garder la tête froide.
_ Mais chéri ... ? Nous ne sommes
pas prêt ? Vêtements, provisions, ... Rien n'est préparé ! Et
puis, l'on ne sait même pas de quoi nous pourrions avoir besoin
là-bas !
_ Voyons ma chérie ! Ce n'est pas
grave ! Pense à ce qui nous attend là-haut ! Préfères-tu te
préparer et attendre encore dix ans ou alors tenter ta chance,
quitte à tout laisser ?
_ Certes ...
_De toute façon, il est trop tard
pour reculer, la coupa-t-il. Il
nous reste à peine trois minutes ! Allez, embarquons !
Les enfants ne se
firent pas prier. La mère toutefois un peu angoissée, entra à son
tour dans l'engin, tout en regardant avec tristesse leur maison. Mais
repensant aux paroles de son mari, elle se ressaisit et un sourire se
dessina sur son visage dans lequel on retrouvait facilement la beauté
de Nolwenn.
_ Vous êtes
prêts ? demanda le père, le doigt sur un des deux seuls boutons
de la machine.
Tous répondirent
"oui" de la tête et le père de famille appuya alors sur
le bouton.
L'engin aspira
brusquement tous les sons. Ils étaient comme dans une pièce
insonorisée, ils n'entendaient plus rien, ni le vent, ni les rires
des enfants du voisinage qui jouaient au coin de la rue. Rien. Mais
il y eut aussi un effet secondaire. Eux n'ont plus ne pouvaient
émettre le moindre son. C'était comme s'ils étaient lâchés dans
l'espace. Tous s'émerveillèrent.
Et alors, les
parois jusqu’alors transparentes, se teintèrent de couleurs pâles.
C'en était merveilleux. Des tourbillons sur les vitres, des tornades
de roses, bleu et violet ! La petite Nolwenn ne put s'empêcher de
toucher ce tableau féerique.
Puis, brusquement
les couleurs s'assombrirent, devenant un mélange de rouge, brun et
noir. Les tourbillons s'activèrent, tournant de plus en plus vite.
Le père fronça les sourcils, chercha en vain des explications dans
ses archives et commença à paniquer. De petites secousses se firent
sentir et alors n'ayant plus aucun doute, il cria à sa famille de
courir ! Mais aucun son ne sortit de sa bouche. Alors il appuya sur
le second bouton. Les parois se mirent comme à fondre de l'intérieur
et commencèrent à tomber. Il poussa vivement sa femme, puis ses
enfants hors de la machine et récupéra toutes ses affaires.
_ Saute Papa,
saute ! Tout va exploser ! essaya de crier, main en vain, le
petit Drew tombé sur le gazon.
Le père regarda
encore tous ses papiers, en sauva encore quelques uns, et voyant les
couleurs tournoyer au dessus de lui, semblant prêtes à l'engloutir,
il sauta hors de l'engin. Un quart de seconde plus tard, jaillit un
éclair éblouissant. Tous se cachèrent les yeux, incapables de
supporter cette lumière trop forte. Sauf Nolwenn. Elle seule pouvait
les garder ouverts. Elle assista à un véritable feu d'artifice
d'étoiles, de couleurs et de paillettes. Mais peut-être que ce
n'était que le fruit de sa débordante imagination
Puis, avec un
dernier jet de lumière, tous les sons revinrent. Les oiseaux se
remirent à chanter, les voisins continuaient de se prélasser sur
leur terrasse. Comme si de rien n'était. Comme s'il ne s'était rien
passé.
Alors le père,
accroupi et encore ébloui, poussa un long et pesant soupir. Il posa
ses mains à même le sol, bascula la tête en avant et ferma les
yeux. Son rêve était partit en fumée. Toutes ces années de
travail pour rien ! Sa femme et son fils se précipitèrent sur lui,
essayant du mieux qu'ils pouvaient, de le réconforter. Alors la
petite Nolwenn se leva, sans bruit. Elle marcha lentement vers son
père, les yeux rivés sur lui et arrivée à sa hauteur, elle se
laissa tomber sur ses genoux et le prit par le cou. De petites larmes
perlèrent le long de ses joues.
Elle colla son
petit nez au sien et lui chuchota à l'oreille :
_ Ne t'inquiète pas Papounet ... On
arrivera enfin à y aller dans notre monde merveilleux ! Je t'aiderai
! Ne t'inquiète pas, j'attendrai avec toi dix ans s'il le faut ... !

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire