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samedi 5 janvier 2013

[Spirit Power ...] Prologue

Voici mon Prologue d'une de mes Fictions : Spirit Power World !
Les personnages principaux son tirés du jeu "Amour Sucré", sauf mon héroïne, Nolwenn, sortie tout droit de mon imagination ! ;)

Bonne lecture !

Prologue

Une petite fille court. Ses cheveux flottent au grès du vent. Elle traverse le petit jardin fleuri qui, pour elle, est la plus grande et inquiétante des jungles. S'identifiant à Nolwenn, son héroïne préférée, elle pousse de grands cris et s'élance de lianes en lianes (faites par son père), combat maintes et maintes créatures, se ruant avec courage sur ses ennemis les plus féroces, son épée en mousse dans une main et un sac dans l'autre.
Après avoir traversé un gigantesque précipice, une nuée de sauterelles mangeuses d'hommes et un lac où se trouvent de tyranniques crocodiles, la petite fille arrive enfin à son refuge, refuge à elle seule, enfin à elle et son père, bien entendu. Essoufflée, elle vérifie bien qu'aucun de ses ennemis ne l'ai suivi et murmure des paroles magiques. Regardant une dernière fois derrière elle, elle pousse lentement la porte et entre. Elle dévale les escaliers la menant à la cave et se dirige vers la silhouette bien aimée, qui lui redonne le sourire et lui procure le repos après chacune de ses palpitantes aventures.

_ Ah ! Ma guerrière adorée ! Avez-vous rempli votre mission ?

_ Oui Papa ! J'ai tout ramené comme tu me l'avais demandé, regarde ! répondit la petite en soulevant son si précieux sac.

Enthousiaste, elle renversa tout son contenu sur le plancher poussiéreux. Kit-Kat, Lions, Mars, Snikers, cookies, brioches, petits sablés, bonbons acidulés, gâteaux et autres douceurs hyper-caloriques ... Les yeux du père s'arrondirent au point de devenir soucoupe. Puis, ils laissèrent place à des yeux rieurs, et un large sourire s'afficha sur son visage.

_Ma chérie ! Je t'avais dit de nous ramener quelques provisions, pas de cambrioler la confiserie du village ! lança t-il entre deux rires, tout en caressant affectueusement la tête de sa fille.

La gamine chercha en vain ce que voulait dire son père, puis après quelques secondes à froncer les sourcils, elle se mit sur la pointe des pieds et chuchota à son oreille :

_Mais non Papa, c'est encore mieux que ça ! Ne le dis surtout pas à Maman mais ... ( elle marqua une pause ) ... j'ai sorti tout ça de ma cachette suprême. Depuis un bon moment je chipe derrière le dos de Maman tout ce chocolat. Et le reste, c'est Drew qui me le rapporte de ses goûters à l'école ! chuchota-elle, comme si ce qu'elle venait de dire était classé top secret.

Son père, suite à cette révélation, haussa un sourcil et un sourire en coin apparut. Cette petite l'étonnera toujours ! Tout le temps à courir partout, rêver d'être son héroïne préférée - dont elle porte même le nom! - et surtout, surtout !, être aux côtés de son père ! Celui-ci travaille depuis bien longtemps, depuis des années, sur un projet qui lui tient vraiment à cœur. ... Des cartes, des machines, des passages, un nouveau monde, des villes qui dépassent l'entendement ...

La petite, après avoir déposé son festin sur la table en pierre, s'assoie sur son siège de copilote, et ouvre avec précaution son Lion. Elle plante avidement ses dents blanches dans la croustillante barre chocolatée, et savoure le bon caramel dégoulinant sur ses doigts potelés, tout en attendant son père. Celui-ci ne tarde pas à la rejoindre, se pose à son tour sur son siège de commandant de bord et profite de cet instant magique pour admirer sa petite fille. Sa peau bronzée, son visage fin où ses joues pleines bougent sans cesse, ses petites mèches de cheveux qui le mettent en valeur. Oui, ces cheveux déjà très blancs malgré son jeune âge. Au début, ses parents avaient pensé qu'elle était albinos mais ses yeux vairons, bleu turquoise d'un côté et violet de l'autre, les en avaient dissuadés. Et voyant que d'années en années, sa chevelure s'éclaircissait, ils avaient aussi supposé qu'elle serait plus faible que la moyenne, plus fragile. Mais une fois encore ils s'étaient trompés, la petite avait vite montré de quoi elle était capable, qu'elle était faite pour une vie pleine d'aventures et non une vie à étudier dans une petite ville de banlieue. C'était la guerrière de la famille. Et ses genoux, ses bras, ses mollets et ses cuisses le prouvaient.
Elle adorait aussi que sa mère lui raconte le soir les aventures de Nolwenn, une jeune fille sauvage et insaisissable, d'une beauté sans pareil et d'une grande aptitude au combat. Ce petit bout de femme, sorti tout droit de l'imagination de sa mère, avait envoûte la gamine, au point qu'elle ne jurait que par elle.
Et plus que tout, elle adorait passer ses journées, soit à se battre dans le jungle de son imagination, soit avec son père à chercher les passages qui pourraient les conduire à un monde inconnu.

Après quelques minutes à détailler sa fille, le père se redressa plein de fierté, et tapota sa carte du doigt.


_Sais-tu ce que c'est Nolwenn ?

_Oh oui ! Il s'agit là d'un véritable trésor. Cette carte représente des années et des années de recherches. C'est le fruit de maintes nuits blanches à se terrer ici dans cet atelier, à se creuser les méninges, et à chercher dans de nombreux ouvrages un quelconque indice, qu'il soit infime ou la clef de tous ces mystères ! Mais c'est aussi, et surtout, le moyen de trouver un passage pour l'autre monde ... Un monde merveilleux qui flotte au dessus de nous, où tout n'est que joie et désir assouvis ! Un monde où là-bas, le simple fait d'imaginer vous fait passer de la fiction au concret ! Le Monde de la Pensée ! Cette carte c'est tout ça ! dit-elle d'une seule traite, en mimant son père d'une voix grave et forte.

Nolwenn était fière de répéter à chaque fois ce passage dès que son père lui demandait ce que représentait la carte. Elle le savait par cœur, ce qui est normal à force de l'entendre chaque jour.
Son père, leva les yeux au ciel et sourit.

_Tout à fait ! Et vois-tu, ma petite guerrière, je crois bien qu'aujourd'hui, j'ai trouvé ce fameux passage ... !

A ces mots, ses yeux pétillaient. Il était serein et on voyait bien que son esprit était ailleurs. Peut-être même, ironie du sort, qu'il flottait justement dans ce pays dont il parlait tout le temps, qui sait ? Mais ce n'était rien à côté de l'état de sa fille. Elle avait instantanément cessé de manger. Son si précieux 'Lion' était même tombé à terre. Des étoiles dansaient dans ses grands yeux, la chaleur lui montait à la tête, elle tripotait nerveusement son pantalon et tout ses muscles s'étaient contractés.

_C'est ... c'est vrai ?! balbutia-t-elle.

_D'après mes calculs, dans 17 minutes exactement, ce monde volant sera au dessus de nos têtes, ce qui n'arrive que tous les dix ans ! Il suffira juste d'enclencher notre machine et nous pourrions très bien nous retrouver sur une des ces légendaires montagnes volantes !

La petite n'en revenait pas. "Il ... Il a dit quoi là ?" pensa-t-elle. Puis, ne pouvant plus rester immobile, elle sauta de son siège et se mit à courir partout, en criant, faisant des gestes incompréhensibles, dansant.

_On va tous aller au pays merveilleux ! On va tous y aller !!! ...

Son père rigola. Il l'attrapa par dessous les aisselles et la fit virevolter au-dessus de lui. Il tourna sur lui même, tout en criant sa joie avec sa fille. Il ne s'arrêtèrent qu'épuisés, et encore tout étourdis, ils se ruèrent dans le jardin, où la mère était occupée à étendre le linge. Ils lui annoncèrent la nouvelle dans un chahut indescriptible ! Puis, alarmé par tous ces cris, vint Drew, âgé de 2 ans de plus que la petite Nolwenn.

_ Pourquoi vous criez tous comme ça ?

_ C'est Papa ! Il a trouvé un passage ! explosa la petite de 8 ans. Il en a trouvé un je te dis !

Ne le laissant pas réagir, tous les trois se précipitèrent sur la fameuse machine qui permettrait de se rendre au dessus des nuages, dans la ville volante !

Dessous un grand drap poussiéreux, se trouvait cette merveille. D'un geste ample et souple, le père fit glisser l'immense tissu. Un bulbe. Un immense bulbe de cinq mètres cubes. Tout n'était que verre, enfin, c'est ce qu'on croyait au premier coup d'œil, car en réalité ce verre était plus dur que le diamant et à la fois plus limpide que le cristal. Il était cerclé de fines lames d'or et en son centre, trônaient quatre sièges de couleur bleue.

_ Allez ! Aidez-moi à le transporter dans le jardin ! ordonna le père.

Après de considérables efforts, il fut placé au milieu de la belle pelouse fraîchement tondue. Le père anxieux jetait sans cesse des regards à sa montre, faisait des va-et-vient de la cave au jardin, transportant tous objets utiles pour le "voyage". Tandis que les enfants regardaient la bouche ouverte, l'immense engin, la mère, seule, semblait garder la tête froide.

_ Mais chéri ... ? Nous ne sommes pas prêt ? Vêtements, provisions, ... Rien n'est préparé ! Et puis, l'on ne sait même pas de quoi nous pourrions avoir besoin là-bas !

_ Voyons ma chérie ! Ce n'est pas grave ! Pense à ce qui nous attend là-haut ! Préfères-tu te préparer et attendre encore dix ans ou alors tenter ta chance, quitte à tout laisser ?

_ Certes ...

_De toute façon, il est trop tard pour reculer, la coupa-t-il. Il nous reste à peine trois minutes ! Allez, embarquons !

Les enfants ne se firent pas prier. La mère toutefois un peu angoissée, entra à son tour dans l'engin, tout en regardant avec tristesse leur maison. Mais repensant aux paroles de son mari, elle se ressaisit et un sourire se dessina sur son visage dans lequel on retrouvait facilement la beauté de Nolwenn.

_ Vous êtes prêts ? demanda le père, le doigt sur un des deux seuls boutons de la machine.

Tous répondirent "oui" de la tête et le père de famille appuya alors sur le bouton.

L'engin aspira brusquement tous les sons. Ils étaient comme dans une pièce insonorisée, ils n'entendaient plus rien, ni le vent, ni les rires des enfants du voisinage qui jouaient au coin de la rue. Rien. Mais il y eut aussi un effet secondaire. Eux n'ont plus ne pouvaient émettre le moindre son. C'était comme s'ils étaient lâchés dans l'espace. Tous s'émerveillèrent.
Et alors, les parois jusqu’alors transparentes, se teintèrent de couleurs pâles. C'en était merveilleux. Des tourbillons sur les vitres, des tornades de roses, bleu et violet ! La petite Nolwenn ne put s'empêcher de toucher ce tableau féerique.

Puis, brusquement les couleurs s'assombrirent, devenant un mélange de rouge, brun et noir. Les tourbillons s'activèrent, tournant de plus en plus vite. Le père fronça les sourcils, chercha en vain des explications dans ses archives et commença à paniquer. De petites secousses se firent sentir et alors n'ayant plus aucun doute, il cria à sa famille de courir ! Mais aucun son ne sortit de sa bouche. Alors il appuya sur le second bouton. Les parois se mirent comme à fondre de l'intérieur et commencèrent à tomber. Il poussa vivement sa femme, puis ses enfants hors de la machine et récupéra toutes ses affaires.

_ Saute Papa, saute ! Tout va exploser ! essaya de crier, main en vain, le petit Drew tombé sur le gazon.

Le père regarda encore tous ses papiers, en sauva encore quelques uns, et voyant les couleurs tournoyer au dessus de lui, semblant prêtes à l'engloutir, il sauta hors de l'engin. Un quart de seconde plus tard, jaillit un éclair éblouissant. Tous se cachèrent les yeux, incapables de supporter cette lumière trop forte. Sauf Nolwenn. Elle seule pouvait les garder ouverts. Elle assista à un véritable feu d'artifice d'étoiles, de couleurs et de paillettes. Mais peut-être que ce n'était que le fruit de sa débordante imagination
Puis, avec un dernier jet de lumière, tous les sons revinrent. Les oiseaux se remirent à chanter, les voisins continuaient de se prélasser sur leur terrasse. Comme si de rien n'était. Comme s'il ne s'était rien passé.

Alors le père, accroupi et encore ébloui, poussa un long et pesant soupir. Il posa ses mains à même le sol, bascula la tête en avant et ferma les yeux. Son rêve était partit en fumée. Toutes ces années de travail pour rien ! Sa femme et son fils se précipitèrent sur lui, essayant du mieux qu'ils pouvaient, de le réconforter. Alors la petite Nolwenn se leva, sans bruit. Elle marcha lentement vers son père, les yeux rivés sur lui et arrivée à sa hauteur, elle se laissa tomber sur ses genoux et le prit par le cou. De petites larmes perlèrent le long de ses joues.



Elle colla son petit nez au sien et lui chuchota à l'oreille :

_ Ne t'inquiète pas Papounet ... On arrivera enfin à y aller dans notre monde merveilleux ! Je t'aiderai ! Ne t'inquiète pas, j'attendrai avec toi dix ans s'il le faut ... !

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